Renaissance – Cindy Pinchart

Cindy Pinchart

Renaissance

Album · 2025 · 5 titres

J’ai connu la chute
J’ai connu la honte
Les nuits sans nom
Et les cœurs en prison
J’ai traversé la peur
Les silences imposés
Les promesses brisées
Et les cris étouffés
Je suis vivante
Malgré tout
Je suis vivante
Mon ventre a dit non
Mon cœur a dit assez
Et au fond d’mes os
Cette vérité s’est levée
Je suis vivante
Malgré tout
Je suis vivante
Malgré les coups
Je suis vivante
Malgré eux
Je suis vivante
Et je le chante
Mon corps était en cage
Mes blessures cachées
Ma chair meurtrie
Et ma voix cadenassée
J’ai fermé les poings
J’ai serré les dents
J’ai cherché en moi
Le souffle du vivant
Je suis vivante
Malgré tout
Je suis vivante
Malgré les coups
Je suis vivante
Malgré eux
Je suis vivante
Et je le chante
J’ai porté leurs poids
J’ai porté leurs attentes
Leurs peurs sur mon dos
Les vérités brûlantes
Je suis vivante
Toujours debout
Je ris
Je chante
Ça y est
Je vis
Je suis vivante
Malgré tout
Je suis vivante
Plus forte que tout
Je ris
Je chante
Ça y est
Je vis
Je choisis la joie
Je choisis la vie
Dans la nuit noire,
là où personne ne me voit,
je descends,
je descends,
je descends en moi.
Dans la nuit noire,
là où tombent les anciennes peaux,
je me perds, je me tais.
je redeviens écho.
J’ai laissé mes certitudes
au bord du chemin.
J’ai laissé mes certitudes
fondre entre mes mains.
Il ne reste que le souffle
qui tremble dans ma poitrine,
et la braise de l’âme
qui lentement s’illumine.
Je croyais avoir tout perdu,
je n’avais rien compris.
La nuit m’a tout pris
pour me rendre la vie.
Je rapièce ma lumière
dans le ventre de la nuit,
je rapièce ma lumière
là où tout semble fini.
Fil après fil,
cicatrice après cicatrice,
je tisse ma lumière,
je reviens à la vie.
Heya no, heya no,
Aya hey, aya no,
Ohoo, heya no,
Aya hey ya, heya no.
Dans le silence profond,
j’entends les os parler.
Dans le silence ancien,
mon ventre recommence à brûler.
Le froid me purifie,
l’obscur m’accueille entière.
Et je comprends enfin
que la nuit aussi est mère.
J’ai marché sans flamme,
j’ai marché sans voix,
mais la Terre me murmure :
ta lumière renaît déjà.
Nuit noire, avale mes ombres.
Nuit noire, garde ce qui encombre.
Nuit noire, berce mes morts.
Nuit noire, réanime mon corps.
Matrice ancienne, terre profonde,
je tombe et je remonte.
Mère obscure, ouvre ton nid.
Je renais à l’infini.
Je rapièce ma lumière
dans le ventre de la nuit,
je rapièce ma lumière
là où tout semble fini.
Fil après fil,
cicatrice après cicatrice,
je tisse ma lumière.
je reviens à la vie.
Je retrouve dans mes blessures
des fragments de vérité.
Je retrouve dans mes larmes
des chemins oubliés.
La femme que j’étais me tient la main dans le noir.
La femme que je deviens respire sous le voile du soir.
Chaque fissure s’allume,
chaque ombre s’adoucit.
Je ne suis pas encore neuve,
mais l’aube me choisit.
Je rapièce ma lumière
dans le ventre de la nuit,
je rapièce ma lumière
et la nuit me bénit.
Fil après fil,
cicatrice après cicatrice,
je tisse ma lumière,
je me rends justice.
Je rapièce ma lumière,
je reviens à moi.
Je rapièce ma lumière
dans la nuit noire.
Dans mon ventre, il y a
celle que je suis,
celle que j’dis pas,
une peur tenace,
un peu éparse,
d’être vraiment moi
et que ça se voie.
Dans mon ventre, il y a
des peurs rentrées
qui restent planquées,
des mots ravalés,
presque étouffés,
des vérités brûlées,
et des rêves avortés.
Le ventre des femmes est un monde.
une terre profonde,
un tambour qui résonne,
une force qui inonde.
Le ventre des femmes est un monde,
où tout commence,
où tout guéris,
où tout remonte.
Dans mon ventre il y a
des nuits trouées,
des soleils cassés,
et des colères que j’ai dû taire,
qui tournent encore dans mes travers.
Dans mon ventre, il y a
ce qu’ils disent « sale »
et qu’je comprends pas,
des ombres anciennes,
aussi parfois
des plaies ouvertes
qui guérissent pas.
Dans mon ventre, il y a
des cicatrices qui tirent quand je respire,
des armures lourdes qui voudraient bien partir
mais qui sont là, collées aux souvenirs.
Dans mon ventre, il y a
des silences qui hurlent,
des pages déchirées, jamais révélées,
des secrets de femme,
la voix d’une vieille dame,
le chant de mon âme.
Le ventre des femmes est un monde.
une terre profonde,
un tambour qui résonne,
une force qui inonde.
Dans mon ventre, il y a
des « non » jamais dits,
des « oui » forcés.
des portes fermées
des mémoires vives
qui me forcent encore à trop retenir.
Mais tu sais, dans mon ventre, il y a
des mondes en gestation,
la porte de l’horizon,
ma force et mes batailles.
la sécurité où que j’aille,
du sang qui se souvient,
et du courage pour demain.
Dans mon ventre, il y a elle,
la femme qui aime,
la femme-qui-sème,
la femme-qui-saigne,
la femme-qui-sait,
celle que j’ai oubliée
mais qui n’a jamais renoncé.
Le ventre des femmes est un monde,
une terre profonde,
un tambour qui résonne,
une force qui inonde.
Dans mon ventre, il y a
ce que j’ai tu,
ce que j’ai cru,
ce que j’ai perdu,
ce que j’ai porté,
et tout ce qui fait qui je suis.
Et parfois j’me dis
que ce ventre…
c’est mon temple,
c’est mon tambour,
c’est mon ami.
Et parfois j’me dis
que ce serait bien de m’y remettre,
de m’y reconnaître,
de m’y renaître…
Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je réveille mon foyer.
Aya no… aya no… aya no ôô0… Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je laisse la flamme monter.
Aya no… aya no… aya no ôôô… Ma flamme a vacillé,
parfois elle a flanché.
J’ai crié certains soirs,
j’ai traversé le noir.
Aujourd’hui c’est fini,
je retrouve la vie.
Aya no… aya no…
Aujourd’hui je renais
au cœur d’un feu sacré.
Aya no… aya no… aya no ôôô… Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je réveille mon foyer.
Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je laisse la flamme monter.
J’ai porté mes silences,
j’ai brûlé mes errances.
J’ai laissé tant de nuits
éteindre qui je suis
Mais je relève ma flamme,
je reprends toute mon âme.
Aya no… aya no…
Je marche vers la clarté,
ma chaleur retrouvée.
Aya no… aya no… aya no ôôô… Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je réveille mon foyer.
Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je laisse la flamme monter.
J’ai traversé la cendre,
sans toujours comprendre.
J’ai laissé se consume
les peurs qui me tenaient.
Je retrouve ma parole,
je reprends ma boussole.
Aya no… aya no…
Je deviens feu vivant,
je deviens feu dansant.
Aya no… aya no… aya no ôô0… Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je réveille mon foyer.
Je souffle sur mes braises,
Aya no… aya no…
je laisse la flamme monter.
Je n’attends plus que tu m’ valides,
je n’attends plus que tu m’voies.
Je n’attends plus qu’on me décide,
qu’on me dise qui je dois etre ou pas
Je dis oui à ma puissance nue,
oui à la femme que je suis devenue.
Je me choisis, je me redresse,
je me choisis, je prends ma place.
Je reprends ma voix,
Je n’attends plus…
Iya hey… iya hey… iya hey ôô0…
je reprends ma voie.
J’ai trop longtemps laissé ma lumière
au seuil des portes qui m’ont fait taire.
J’ai trop longtemps courbé la tête
Je viens briser les chaînes invisibles.
sous les pas de celles que je n’étais jamais.
Aujourd’hui mon feu se relève,
je déplie mes ailes, je me rappelle.
je me choisis, je me ramasse,
je me choisis, je prends ma place.
Iya hey… iya hey… iya hey ôô0… Je n’attends plus que tu m’ valides,
je n’attends plus que tu m’ voies.
Je n’attends plus qu’on me décide,
qu’on me dise qui je dois etre ou pas
Je reprends ma voix,
Iya hey… iya hey… iya hey ôô0…
je reprends ma voie.
Je n’attends plus qu’on m’aime « assez »,
ni qu’on m’explique ce que j’dois chanter.
Je romps le pacte des petites mortes,
j’ouvre en grand toutes mes portes.
Je redeviens indomptable, invincible. Je n’attends plus que tu m’ valides,
je n’attends plus que tu m’ voies.
Je n’attends plus qu’on me décide,
qu’on me dise qui je dois etre ou pas
Je reprends ma voix,
Iya hey… iya no… iya hey ôôô…
Je n’attends plus que tu m’ouvres la route,
je marche enfin en femme qui s’écoute.
Iya hey… iya hey… iya hey ôô0… Je reprends ma voix,
Je reprends ma voix.